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 Contes&Légendes d'Exileria

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Frère Matthias
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Frère Matthias

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MessageSujet: Contes&Légendes d'Exileria   Contes&Légendes d'Exileria EmptyMer 16 Mai - 13:39

Voilà, cette section est destinée à acceullir de petites anecdotes sur l'histoire d'Exileria, en complément de la partie "l'Arbre Monde".Chaque message sera indépendent mais chacun sera libre de repredre une idée ou une histoire postée par quelqu'un d'autre. Bref, vous mettez ici ce que vous voulez. Pour ceux qui ont lu les contes et légendes inachevés de Tolkien, c'est un peu à ça que je pense. Bon, je commence.
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Frère Matthias
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MessageSujet: Re: Contes&Légendes d'Exileria   Contes&Légendes d'Exileria EmptyMer 16 Mai - 14:33

Asseyez vous, voyageur,et laissez moi remplir votre chope. Bien, maintenant détendez vous, et laissez moi remplir vos oreilles. Je suis le Conteur, celui qui sait.
Et qui peut vous raconter. Laissez moi vous parler du Nouloùd-Nass. Ah! je vois que vous n'avez de voyageur que l'habit, et que ce nom ne vous dit rien. Mais il est vrai que cette région en a plusieurs, beaucoup même. Tenez, les elfes l'appellent Jehozarh, La Plaine du Vide. Imaginez, une longue étendue, qui borde le Golfe de L'Exil, là même où il y a bien longtemps, l'Arbre s'est arraché du continent. Une longue étendue sèche comme un os, où le sol est fait d'un sable noir comme de la poussière de charbon. Imaginez avec moi, le puissant seigneur Archaon, venant prendre l'Arbre d'assaut pour en faire sa place forte. Voyer son armée qui couvre la plaine, devastant et pillant tout sur son passage. Voyez les démons qui l'accompagnent, les fantômes qui l'entourent. Il crie ses ordres du haut de sa monture. Voyez sa monture, un Shaddrack en pleine force de l'âge, dont pourtant la brutalité et la soif de sang sont bien loin d'égaler celles de son maître. Que lui reste-t-il à conquérir, sinon l'Arbre ? Il tient toute la région dans sa main. Il a écrasé voila à peine deux lunes le Roi d'Istvaar, son dernier opposant. Et maintenant il défie les prêtres mages. On vous a dit qu'aucun combat n'avait eu lieu près de l'Arbre, que les mages avaient accomplit le rituel de l'Exil avant que l'ost d'Archaon ne soit en vue. On vous a trompé. Il y eu combat, et l'un des plus grand de cette ère. Car lorsque le Seigneur Rouge apercut la forme de l'Arbre, il lança un défi, dont les accents menaçants furent portés aux mages par un vent surnaturel qui fit frissoner l'Arbre des racines jusqu'à la cime. A la voix d'Archaon se mêlaient celles de ses horribles alliés et maîtres, qui exultaient à l'idée de détruire le repère des mages et de se repaître de l'essence de l'Arbre. De longues minutes s'écoulèrent. Les mages restaient silencieux. Alors, sans un mot, Archaon donna l'ordre à ses troupes d'avancer. Soudain, une voix claire résonna dans la plaine, accompagnée d'un mistral gelé qui jeta plusieurs hommes au sol. Puis un éclair vint frapper le sol, juste devant la geule de la monture du Seigneur Rouge. Les fantômes gémirent et sifflèrent, et beaucoup des guerriers de l'ost furent pris de peur. Devant eux se dressait le champion des mages, entouré d'un halo diffus où crépitait l'octarine. Il leva lentement les yeux vers Archaon et dit d'une voix douce:"Défi accepté."

Et maintenant, voyageur, j'ai la gorge sèche, si vous voulez bien m'excuser. Comment ? Bon, payez moi à boire alors, et vous connaîtrez la suite de l'histoire.


Dernière édition par le Dim 20 Mai - 9:36, édité 1 fois
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Mephalia Shadowlance
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MessageSujet: Re: Contes&Légendes d'Exileria   Contes&Légendes d'Exileria EmptyDim 20 Mai - 8:11

-Hé tavernier viens ici resservir notre ami, j’ai envie de savoir qui a étripé l’autre !
Allez l’ami vide ta chope et fini ton histoire ! Hic !
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MessageSujet: Re: Contes&Légendes d'Exileria   Contes&Légendes d'Exileria EmptyDim 20 Mai - 10:43

A votre guise, mais j'éspère que votre richesse égale votre insatiabilité, car je n'ais pour ma part pas fini de boire ni de conter.
Mais voyez vous bien la scène, voyageur ? Voyez le désordre et la panique que l'arrivé du champion fit dans les rangs des démons. Car des mages ils ne connaissaient que le mythe, et en voir un devant eux si brusquement avait semé la panique dans leur rangs. Il s'appellait Sheïm Nallosh, mais son nom n'a en fait que peu d'importance. Car il avait cessé d'être un mage pour devenir le Champion, le temps d'un combat. Il portait une longue épée à la lame fine et sans garde, qui luisait faiblement d'un éclat bleuté. Il n'y eu pas d'insultes, pas de provocations, rien que le chocs des regards et des lames. Et le hurlements inhumain lorsque les deux armes se rencontrèrent. Les deux combattants libéraient de façon quasi inconciente des forces qui dépassaient l'entendement. Car si le Champion semblait ne faire qu'un avec l'Octarine, et transgresser à sa guise les règles du monde, Archaon, lui, le tenait en échec en lui opposant des pouvoirs issus des tréfonds où le Chill avait été exilé. On raconte que la puissance brute dégagée par le combat était telle que le Temps lui-même en fut affécté, et que si aux yeux de tous le duel ne dura que quelques minutes, en réalité c'est plusieurs jours durant que les deux ennemis s'affrontèrent. On raconte que plus aucun son n'était perceptible, sinon les cris stridents que poussaient les lames des guerriers. Des cris de haine pure, car c'est la haine qui faisait tenir debout le Champion et le Seigneur Rouge, tout deux à bout de forces. Mais à tout combat il y a une fin, et un vainqueur.
Ce fut Archaon. Effrayés à l'idée de manquer leur proie, ses alliés vinrent à son secours dès que retentirent les premiers mots du Rituel. Les démons traversèrent en gémissant les défenses du Champion et l'assaillirent de toutes parts, le forçant à baisser sa garde. Archaon en profita, et redoubla d'efforts. Il porta soudain un coup de taille très puissant, au risque de s'affaiblir davantage. Mais son adversaire ne put l'éviter et le combat fut ainsi terminé. L'atmosphère qui entourait le duel se dissipa, et tous purent voir Archaon se dresser au-dessus de son adversaire bléssé. Mais il n'eu pas le loisir de l'achever, car ses maîtres le pressait d'attaquer Exdrasil, craignant que les mages ne leur échappent. Le formidable ost se mit en marche, laissant là Sheïm Nallosh et son épée à présent ternie. On raconte que le Seigneur Rouge était lui-même mourrant, ce qui expliquerai bien des choses. Car c'est ici, sur les berges du Golfe de l'Exil, que s'acheva la noire saga du Seigneur Rouge. On raconte que les démons et spectres qui l'entouraient, stupides autant que cupides, profitèrent de sa faiblesse pour l'asservir totalement, faisnt de lui une simple marionnette.On raconte qu'il n'étaient plus bien loin de l'Arbre lorsque le dernier mot du rituel résonna, inondant de sa puissance l'espace environnant. L'Octarine était là, tapissant le tissu de la réalité de sa teinte onirique, et les démons avides hurlèrent de dépit en voyant leur but leur échapper. Ils hurlèrent tant et si bien qu'ils détruisirent l'esprit de leur hôte, car Archaon lui-même ne pouvait supporter le néant absolu du Chill. On raconte que le puissant guerrier tomba au sol comme un arbre scié, et que son corps s'evanouit lentement, à mesure que la puissance qui l'avait soutenu le désertait. Mais les démons ne cessèrent pas pour autant de crier, rendus fous de colère et de frustration mêlées. Eux qui toujours se cachaient, masquant leur vraie nature, à présent ils redevenaient ce qu'ils étaient vraiment: des agents de la Face Noire, héraults du Chill, porteurs de néant, destructeurs de mondes. Avec la mort de Seigneur Rouge, leur lien avec le réel était brisé, et ils s'éffacèrent peu à peu. Peu à peu . . . on raconte que cela pris trois lunes, durant lesquelles les hurlements ne s'arrètaient que rarement, et pour recommencer plus fort encore l'instant d'après. Depuis, le Nouloùd-Nass est cette région foide comme la mort, où ne s'aventurent que les fous, et d'où jamais les fous ne reviennent.
Croyez moi, voyageurs, ce monde n'est que légendes, et si vous voulez voyager sans risque, tenez vous à l'écart de ces lieux où les mythes sont encore trop vivaces.
[HRP : Postez dans l'Arbre-Monde, où dans les travaux, bref ailleurs que dans le flood ! Et mangez des bananes ! ]
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MessageSujet: Re: Contes&Légendes d'Exileria   Contes&Légendes d'Exileria EmptySam 26 Mai - 8:46

Ainsi vous revoila, voyageur. Et voici votre bière. Vos plairait-il que j'accompagne vos rasades de l'une de mes balades ? Tenez, que diriez vous de la saga de Dhrenn ? Comment ? Mais d'où venez vous donc, voyageur ? Dhrenn, mais c'est une légende que tout le monde connait par ici ! Il faut dire que c'est cette région qui l'a vu réaliser ses exploits les plus grands. Mais reprenons du début :
C'était il y a maintenant bien longtemps, mais les hommes gardent certaines choses longtemps en mémoire. Cette région paisible telle que vous la voyez aujourd'hui était alors déchirée par des guerres incessantes, et par la lutte que se livraient ceux qui se faisaient appeler les mages noirs. La saga que je vais vous narrer est bien longue, peut-être l'alcool vous aura-t-il vaincu avant la fin.
Un jour comme un autre, ensoleillé et chaud, une petite bande de brigands pilla un village, tuant les hommes, violant les femmes, et commettant moultes atrocités barbares. Ils étaient arrivés le matin à l'aube, au chant du coq, et ils restèrent jusqu'au soir. La nuit venue, ils repartirent chargés des maigres richesses des villageois et ivres encore de cette victoire facile. Ils étaient peut-être cinquante brigands avinés, et aucun ne vit que, sur le chemin du retour, ils étaient un de plus. Un homme les suivaient, se mêlant à eux sans peine, la figure envellopée dans un tissu noir, comme un bandage. C'était Dhrenn.
Au coeur de la nuit, dans le camp de fortune des pillards, Dhrenn réalisa son premier fait d'armes. Son premier massacre. Car il faut bien vous l'avouer, voyageur,que si souvant les gens l'appellent Dhrenn le héros, Dhrenn le sauveur, ce n'est pas à un saint que nous avons à faire. Dhrenn mains rouges, Dhrenn le carnassier, voila des noms qui lui conviennent mieux. Et cette nuit là fut la première d'une longue série. Lui qui s'était allongé dans une tente en compagnie de cinq autres hommes, attendit quelques temps que le vin et la fatigue fassent leur besogne avant de commencer la sienne. Quand il entendit les ronflements sonores de ses compagnons de chambrée, ils se redressa, et, s'armant d'une simple dague de chasse, fine et aiguisée, il les égorgea tous, un par un. Il faisait à chaque fois le même geste : une main sur la bouche, la lame qui s'appuie sur la gorge, les deux mains qui tournent ensemble. L'affaire fut réglée en quelques instants. Puis Dhrenn se glissa prudemment hors de sa tente. Il sourit sous son masque, car il pouvait voir que la sentinelle s'était endormie à son poste près du feu. Toujours armé de sa petite griffe de métal, il se dirigea vers la forme allongée qui ressemblait déjà à un cadavre. Il l'égorgea lui aussi, avec toujours la même simplicité de geste, la même grâce presque. Il comtempla un instant les flammes qui crépitaient dans le silence nocturne, puis son regard se porta vers la tente la plus proche, et un lent sourire illumina ses yeux froids d'un reflet écarlate.


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MessageSujet: Re: Contes&Légendes d'Exileria   Contes&Légendes d'Exileria EmptyJeu 31 Mai - 16:15

*Un enfant dans la salle*
La suite ! La Suite !

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MessageSujet: Re: Contes&Légendes d'Exileria   Contes&Légendes d'Exileria EmptyLun 11 Juin - 16:32

Cette histoire vous a-t-elle mise en oreilles, voyageur ? Oui ? Dans ce cas, que diriez vous que je vous raconte un autre passage de la vie de Dhrenn ? Ils sont nombreux et tous plaisant à narrer à un aussi agréable public. Voici.

Or il advint qu'à une époque de sa vie, Dhrenn eut à commander une petite troupe auxiliaire du royaume de Sérane, loin dans le sud, là où l'eau est plus rare et précieuse que l'or, et où le soleil brûle la peau des hommes comme le ferait le souffle d'un dragon. Voici donc comment notre héros devint chef d'une troupe pour un temps. Cette troupe de mercenaires étaient auparavant des brigands qui tenaient toute une province du royaume sous leur coupe. Le jeune Dhrenn, que les hasards de la vie avaient poussé à s'aventurer dans ces régions hostiles, vint à croiser leur chemin. Il marchait dans les dunes de sable luisant lorqu'il vit venir à lui, montés sur des bêtes étranges aux sabots fendus, cinq ou six hommes de mauvaise mine, qui le chargèrent sans autre forme de procès. Notre voyageur n'avait pour toute arme qu'une longue dague Skanssienne, et pour toute potection que sa tunique légère et sa cape de voyage. Cependant, il ne fit pas un seul mouvement pour échapper à ses adversaires, dont il pouvait à présent entendre les cris sauvages. Ils le virent seulement sortir son outre, et s'accroupir sur le sol. Ses adversaires, inégalement chargés, ne l'atteignirent pas en même temps. Le premier était un homme sec aux traits bestiaux qui brandissait un glaive court à lame courbe. Le voyant approcher, Dhrenn se releva, semblant attendre comme un martyre le coup de son adversaire. Mais il n'en était rien. Alors que le cavalier n'était plus qu'à cinq mètres de lui, il lança violement une boule de sable mouillé à la tête de sa monture. Celle-ci, aveuglée, et sous l'effet de la surprise, dévia de sa trajectoire avant de s'immobiliser tout à fait. Le cavalier se trouvait dos à notre rusé voyageur, et ne pouvait se retourner, du fait des ballots qui entravaient sa selle. Dhrenn eut la partie facile, et, se précipitant sur l'homme, de la main gauche lui bloqua le bras, tandis que sa main droite guidait son poignard dans le flanc de son adversaire. Celui-ci, dans un dernier reflexe, voulut donner un coup de son glaive à Dhrenn, mais ne parvint qu'à blesser sa monture, qui s'enfuit. Dhrenn chuta lourdement au sol, et vit en se relevant que le deuxième cavalier le chargeait à son tour. Hélas, la deuxième boulette de sable avait été écrasée pendant le combat, aussi dût-il trouver autre chose. Gaspillant à regret la précieuse eau qui allait lui sauver la vie de façon si inattendue, et passant l'outre sous son bras, il la pressa si fort qu'un long jet vint frapper son adversaire au visage, alors même que celui-ci levait son bras pour frapper. L'homme eût une seconde de faiblesse, une seconde de trop, car son adversaire était Dhrenn. Notre héros, poussant un cri rauque, le jeta violemment au sol et lui planta derechef sa propre arme, un glaive long, à la lame fine et droite, en plein coeur. Puis il tourna son regard froid vers son prochain opposant. Dhrenn eut un petit sourire, à la fois de plaisir et d'ironie : ils étaient deux. Le dernier cavalier restait en retrait, mais ces deux-là le chargeaient bel et bien. D'un bond il fut juché sur la monture de sa dernière victime. Dhrenn avait déjà monté des Groulls, ces chevaux du désert au corps étrange, mais ils savait qu'il n'avait aucune chance de s'en sortir si il combattait dans les règles. Aussi rangea-t-il son arme dans un fourreau qui pendait au côté de la selle. Puis de sa poche il tira son couteau, dont la lame, longue de plus de vingt centimètres, était toujours très aiguisée. Puis il lança sa monture à la rencontre de ses ennemis. Ils le prirent en tenailles, aussi pouvait-il s'attendre à recevoir un coup de chaque côté à la fois. L'un des hommes tenait une javeline, mais il n'avait garde de la lancer, croyant vaincre plus facilement au corps à corps un adversaire paniqué par la situation. Il avait tort, car peut-être Dhrenn n'aurait-il pas put éviter ce projectile. Alors que les cavaliers s'étaient presque rejoints, Dhrenn fit faire un écart à sa monture vers celle de gauche, dont le cavalier maniait une hache longue et légère, comme on en fait dans ces régions. Comme il l'avait prévu, celui-ci s'écarta à son tour, laissant entre les deux Gnoulls un espace étroit. Puis Dhrenn se laissa tomber sur le flanc gauche de sa monture, se retenant de tomber au pommeau de sa selle. Surpris, ses deux adversaires manquèrent leur coup, même si l'on dit que Dhrenn sentit le fer de la hache lui carresser les cheveux. Dhrenn, lui, fit mouche, et, de sa main gauche, il enfonça son poignard dans la cuisse de son agresseur. Il sentit la secousse dans son poignet, mais il sourit, car il avait aussi sentit le tranchant de la lame agrandir la blessure. Il se redressa, et son sourire s'effaça lorsque la javeline l'atteignit dans le dos. La douleur lui fit serrer les dents, mais pas un cri ne s'échappa de sa bouche. Il se retourna, les traits crispés, et vit avec satisfaction que la javeline était tombée par terre, ce qui laissait supposer que la blessure n'était que superficielle. Il releva la tête, prêt à affronter une nouvelle charge. Son regard s'embrasa lorsqu'il vit que l'homme qui l'avait blessé sortait calmement une autre javeline de son profond carquois en souriant. L'autre ne valait plus grand chose, et se tenait courbé sur l'encolure de sa monture, la main pressant sa cuisse d'où n'émergeait que le manche du couteau. Dhrenn, voyant son dernier assaillant prêt à l'épingler de loin, fut pris d'une telle rage, qu'il fouetta violement sa monture du plan de son glaive. La bête fit un bond en avant et se précipita sur celle du javeliniste. Celui-ci, surpris par l'assaut brutal de sa cible, manqua complètement Dhrenn, qui fut sur lui l'instant d'après, et le décapita d'un seul coup, accompagnant son coup d'un cri rageur et triomphant. A quelques pas de lui se tenait l'homme qu'il avait blessé à la jambe. La douleur le paralysait, et il glissait lentement sur sa selle. En quelques secondes, mena sa monture au pas avec calme, Dhrenn fut à côté de lui. L'homme, à sa merci, tourna vers lui un regard suppliant que la douleur couvrait de larmes. Dhrenn ne répondit pas, et son regard demeura glacé comme de l'acier. Alors que le brigand allait chuter, il tendit brusquement la main vers Dhrenn pour se retenir à lui, prenant le mutisme du guerrier pour une signe de clémence. Il se fourvoyait gravement. Dhrenn le détrompa en tranchant d'un revers la main qui s'avancait vers lui, arrachant à sa victime un nouveau cri de douleur. L'homme chuta lourdement au sol, à genoux. Dhrenn, qui le surplombait de toute la taille de sa monture, lui assena un violent coup de son glaive, qui lui ouvrit le crâne. Durant ce bref combat où notre héros avait fait montre de son impitoyabilité envers ses assaillants, Dhrenn n'avait pas cesser de surveiller du coin de l'oeil le cinquième cavalier, qui était resté en retrait. Maintenant que tous les autres étaient morts, Dhrenn, armes au clair, se dirigea vers l'homme au petit trot.
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